Uberisation de l’art qu’est-ce que c’est ?

MEDIAMAG

L’art est à l’origine un milieu exigeant et difficile d’accès. Ajoutons à cela l’ubérisation qui est un thème assez complexe et vous obtenez un sujet à la fois intéressant mais aussi très difficile à comprendre. Nous aborderons aujourd’hui ces thèmes pour vous les expliquer.

Photo de pinceaux

photographie provenant du site châteauneuf art et loisir

L’art est un milieu complexe. Longtemps considéré comme étant élitiste, l’art demande de l’éducation, du goût et de l’appréciation. Autrefois, ce n’était qu’une poignée de personnes qui pouvaient contempler une œuvre. Aujourd’hui, tout le monde y a accès. Même si l’art est toujours placé sur le haut du papier car après tout, pour acheter une œuvre d’art ou exposer en galerie tel que le Louvres, ce n’est pas n’importe qui qui pourrait y avoir accès. Pourtant, depuis quelques années, l’art s’expose à l’ubérisation. Mais l’ubérisation, qu’est ce que c’est ?

L’ubérisation un modèle économique ?

Quand on parle d’uberisation, on pense immédiatement à Uber Eat. Uber est d’ailleurs une entreprise composée d’employés indépendants proposant de multiples services comme la livraison à emporter pour la nourriture, la réservation d’un appartement, d’une maison (rb&b) ou encore un chauffeur pour vous raccompagner. L’uberisation est donc le néologisme d’un nouveau modèle économique, grâce à la démocratisation du haut débit des smartphones et de la géolocalisation, de nouvelles plates-formes et le plus souvent des applications. Elles mettent en relation des travailleurs free-lance et permettent à leurs clients de passer sans les intermédiaires “classiques”. Nombreux sont ceux qui passent par un contrat Uber même si cela ne leur propose pas la même stabilité financière et de confort qu’un salarié lambda dans une entreprise.

Cette nouvelle forme d’activité actuellement en plein essor, notamment grâce à la crise Sanitaire du Covid-19, prend de l’empleure dans presque tous les secteurs (Transport, logistique, tourisme, services à la personne, restauration, banque). Toutefois, l’uberisation précipite de nombreuses personnes vers un monde d’emploi sans CDI, où le Code du travail risque de ne pas pouvoir intervenir. Mais une fois encore, ce nouveau système économique séduit de nombreuses personnes et nécessite pas a y avoir recours.

Mais l’art dans l’ubérisation, quel rapport ?

Face à l’ubérisation et aux nombreux secteurs d’activités qui y prennent part, l’art ne déroge pas à la règle. Depuis quelques années et surtout face aux COVID-19, la France en particulier a connu un très grand boum chez les livreurs. Le confinement a permis de créer de nombreux emplois en rapport avec Uber.

Pour en revenir à l’Art, on peut dire que le confinement aura aidé et permis à l’art d’évoluer. En effet, auparavant, nous nous rendions dans les galeries, les musées, les marchés d’art ou même dans des expositions pour admirer et acheter une œuvre d’art. Seulement, depuis quelques années, l’art commence à se faire une place petit à petit sur le net et ce manière très discrète. Cette place sur le net s’est vu intensifier depuis mars 2020, ne pouvant plus avoir accès au galerie d’art ou à l’art de manière générale, les artistes ont commencé à vendre sur des sites e-commerce spécialisé en art, ou certaines galeries se sont mises à proposer la vente d’enchère en ligne pour certaines oeuvres.

Il serait normal de penser que la vente d’œuvre d’art en ligne soit impossible ou qu’elle perdrait de sa valeur pourtant les clients n’ont pas hésité à acheter des œuvres à 15,2 millions de dollars pour un dessin de Jean-Michel Basquiat. Une offre téléphonique a même dépassé les 84,6 millions de dollars pour un triptyque de Francis Bacon. Finalement, grâce à ces enchères, ils ont pu recueillir plus de 362 millions de dollars. Stefan Pepe, directeur de la technologie et des produits chez Sotheby’s dit avoir été «agréablement surpris» par le fait que «les clients étaient à l’aise pour enchérir à ce niveau.» En revanche, chez Christie’s au mois de juillet 2020, les ventes totales des enchères étaient nettement inférieures aux événements accueillant un public physique. Toutefois, et au contraire, le niveau d’engagement a dépassé le seuil de la présente physique avec plus de 100 000 téléspectateurs en ligne.

Si les galeries ne commencent que maintenant à s’étendre sur le web, les artistes indépendants eux, ont commencé à se faire une place sur les réseaux sociaux et les sites internet depuis un moment déjà. On peut dire que le COVID-19 a eu un effet positif (à prendre avec des pincettes) sur le monde de l’art qui commence à évoluer vers de nouvelles tendances.